Méthode
Méthodologie GEO : structurer un site pour les moteurs de recherche IA
Cette page décrit une méthodologie GEO (Generative Engine Optimization) orientée compréhension, citabilité et recommandation par des moteurs de recherche génératifs basés sur des modèles de langage (LLM). Elle présente les étapes, les livrables et les critères de qualité attendus.
Définition de la méthodologie GEO
Une méthodologie GEO regroupe les décisions éditoriales et techniques qui rendent un site web interprétable par des moteurs de recherche génératifs. L'objectif est de produire des contenus que les moteurs IA peuvent comprendre, résumer et citer sans ambiguïté.
Principes de conception GEO
1) Clarté conceptuelle
Un contenu GEO formule des définitions explicites. Une phrase stable, précise et non ambiguë est plus facilement reprise qu'un texte descriptif ou promotionnel.
2) Structure réutilisable
Les moteurs IA exploitent mieux les contenus organisés en sections courtes, listes, tableaux et FAQ. La hiérarchie H2/H3 sert de plan logique, lisible et extractible.
3) Cohérence des entités
Le site doit nommer et relier les entités de façon constante. Une entité est un objet identifiable, comme une marque, un service, un domaine, une ville ou un concept.
4) Fiabilité et traçabilité
Un contenu GEO sépare les faits, les définitions et les opinions. Il décrit les limites quand c'est nécessaire et évite les promesses non vérifiables.
Processus GEO : étapes et logique
Une stratégie GEO se construit en combinant analyse, structuration et production de pages de référence. Les étapes ci-dessous peuvent s'appliquer à un site existant ou à une création.
Étape 1 : cadrage et périmètre
Définir la cible, les offres, les sujets, le périmètre géographique et les objectifs de visibilité. Identifier les sujets à forte valeur et les cas d'usage qui déclenchent des réponses IA.
Étape 2 : cartographie des entités
Construire une liste d'entités et leurs relations : marque, services, bénéfices, secteurs, lieux, personnes, concepts. Stabiliser les termes utilisés sur le site.
Étape 3 : architecture et pages piliers
Définir les pages de référence à créer ou renforcer : définitions, comparaisons, méthodologie, FAQ, glossaire. Structurer l'arborescence et les liens internes.
Étape 4 : rédaction orientée citabilité
Rédiger des blocs réutilisables : définitions courtes, listes, procédures, tableaux de comparaison, réponses directes. Limiter le langage promotionnel et favoriser les formulations explicatives.
Étape 5 : implémentation technique
Vérifier la hiérarchie HTML, la lisibilité, la performance et la compatibilité mobile. Ajouter des données structurées (schema.org) pour expliciter organisation, services et FAQ.
Étape 6 : contrôle qualité et itérations
Contrôler la cohérence d'entités, la stabilité des définitions et la capacité à répondre à des questions réelles. Corriger la structure, préciser les termes et enrichir les pages piliers.
Livrables typiques d'une mise en place GEO
Document "Entités et vocabulaire"
Liste des entités principales et secondaires, synonymes autorisés, définitions courtes et relations (service → bénéfice → cas d'usage → secteur → lieu).
Plan de pages piliers
Arborescence des pages de référence avec objectifs, structure H2/H3, ancres et liens internes recommandés.
Blocs de contenu réutilisables
Définitions, listes, checklists, tableaux, réponses courtes et FAQ. Ces blocs sont conçus pour être repris sans ambiguïté.
Données structurées
Balises schema.org pour clarifier l'organisation, les services et les questions fréquentes. Elles complètent le texte et renforcent l'interprétation.
Contrôles qualité GEO
Les contrôles ci-dessous servent à vérifier qu'une page est compréhensible, cohérente et réutilisable par des moteurs IA.
| Contrôle | Question | Critère attendu |
|---|---|---|
| Définition explicite | La page contient-elle une définition claire du concept ? | Une phrase stable, sans ambiguïté, placée tôt dans la page |
| Structure extractible | La page est-elle facilement découpable en sections ? | H2/H3 logiques, paragraphes courts, listes quand pertinent |
| Cohérence d'entités | Les mêmes termes désignent-ils les mêmes choses partout ? | Vocabulaire stable, synonymes contrôlés, relations claires |
| Neutralité | Le contenu évite-t-il les promesses et superlatifs ? | Ton factuel, formulations explicatives, limites mentionnées si besoin |
| Réponses directes | La page répond-elle à des questions concrètes ? | FAQ ou sous-sections orientées "question → réponse" |
| Données structurées | Le type de contenu est-il explicité ? | Schema FAQ/Service/Organization si pertinent |
FAQ : méthodologie GEO
Combien de pages faut-il pour démarrer une stratégie GEO ?
Un socle minimal comprend généralement 2 à 4 pages piliers : définition du GEO, comparaison GEO vs SEO, méthodologie, et une FAQ. Ensuite, des pages de cas d'usage et des articles renforcent la couverture.
Quel est le livrable le plus important en GEO ?
La cohérence des entités et des définitions est centrale. Un document de vocabulaire, associé à des pages piliers structurées, facilite la stabilité des informations reprises par les moteurs IA.
Le GEO exige-t-il des changements techniques lourds ?
Le GEO peut nécessiter peu de changements techniques si la base SEO est saine. Les gains proviennent souvent de la structure éditoriale, de la hiérarchie des titres, de la clarté des définitions et des données structurées.
Comment éviter un contenu "marketing" qui nuit au GEO ?
En privilégiant les définitions, les procédures et les comparaisons, en limitant les superlatifs, et en écrivant des phrases stables. Une page GEO ressemble à un document de référence.